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L’éthologie et la génétique

1/ Qu’est-ce que l’éthologie et quel est son intérêt ?

2/ En quoi la génétique (= l’inné) peut-elle avoir une influence sur le comportement ?

1/ L’éthologie :

L’éthologie est l’étude scientifique du comportement des espèces animales, y compris l’humain, dans leur milieu naturel ou dans un environnement expérimental, à travers des méthodes biologiques précises d’observation et de quantification des comportements animaux. Souvent appelée Biologie du Comportement, l’éthologie est aux croisements de la Biologie, la Psychologie, la Sociologie. L’éthologie est étroitement liée d’une part à la zoologie et à l’écologie . Le comportement est étudié sous divers aspects : Les comportements individuels (alimentation, rythmes d’activité, sommeil etc…). Les comportements collectifs (reproduction, soin aux jeunes, communication etc…). L’étude des mécanismes génétiques ou physiologiques sous-jacents aux comportements, quelles en sont les causes évolutives, adaptatives etc… En résumé, elle a pour but d’étudier le comportement sous quatre aspects :

  • La fonction adaptative
  • Les mécanismes
  • Le développement au cours de la vie d’un individu (ontogenèse)
  • L’ évolution au niveau phylogénétique (étude des liens de parenté entre les êtres vivants et ceux qui ont disparu)

Plusieurs sous-disciplines de l’éthologie s’en détachent.

Quelques exemples :

  • L’éthologie appliquée visant à étudier les comportements afin d’améliorer les relations entre l’humain et l’animal, ainsi qu’à conserver des espèces et à améliorer le bien-être animal.
  • L’éthologie cognitive se concentrant sur l’étude des facultés psychologiques animales, sur les états mentaux et les conduites, notamment en matière d’apprentissage, de reconnaissance, de discrimination etc…
  • La neuroéthologie se concentrant sur les aspects neurologiques qui sont à l’origine des comportements.
  • L’éthologie humaine consistant à étudier les êtres humains dans leur environnement selon les mêmes méthodes biologiques d’observation du comportement que celles employées pour les espèces non-humaines, que ce soit à l’échelle individuelle ou collective.

L’éthologie ne doit, cependant, pas être confondue avec le béhaviorisme : psychologie américaine qui a marqué le début du xxème siecle et dont l’approche est centrée sur la thématique de l’apprentissage, notamment via des expérimentations de laboratoire. Mais nous pouvont accorder au béhaviorisme d’être complémentaire à l’éthologie.

Ci- dessous, des illustrations d’animaux dans leurs milieux naturels :

animaux milieux naturels

2/ La génétique :

Avant de démontrer que la génétique peut avoir une influence sur le comportement d’un animal, il convient d’expliquer en quoi consiste la génétique mais aussi de déterminer l’héritabilité et les patrons-moteurs comportementaux.

Ce qui est observé : les comportements, la personnalité, l’aspect (le phénotype).

Elle dépend en partie, d’un code, écrit dans un programme (l’ADN), placé dans les chromosomes, situé dans le noyau de chaque cellule. Les chromosomes sont de longs fils d’ADN découpés en petits éléments appelés gènes. L’ensemble de ce code est appelé génotype. Un gène va influencer entre un et

plusieurs dizaines de paramètres physiologiques, qu’il s’agisse de la synthèse de protéines ou de la production de comportements. On appelle cet effet, la pléiotropie. Un comportement spécifique est souvent influencé par des centaines de gènes. L’effet de tous ces gènes s’additionne ou se module. On parle alors de génétique quantitative.

L’héritabilité : c’est la part de la variance phénotypique d’un trait, c’est-à-dire, un ensemble de caractères observables, apparents, d’un individu, d’un organisme dus aux facteurs héréditaires et aux modifications apportées par le milieu environnant.

Notons que les estimations de l’héritabilité s’appliquent à la population étudiée à un moment donné. On peut calculer l’héritabilité, le pourcentage d’expression lié au génotype, pour différents comportements. Elle varie d’un comportement à l’autre d’environ 40%. Nous en concluons qu’ il n’est pas possible d’affirmer si le comportement étudié à un moment donné est dû à l’hérédité ou bien à l’environnement présent à l’instant T de l’étude. Il y a donc un un ensemble de risques génétiques, environnementaux et de facteurs protecteurs.

Le patron-moteur est une posture, un mouvement, ou une séquence de mouvement instinctive et autorenforcée (trotter, galoper, poursuivre un objet mobile, pointer, fixer un objet avec une posture basse, rapporter, chercher un chiot égaré). Il existe sans apprentissage et a une base génétique. C’est ainsi que l’on créé des chiens de berger, des chiens de garde, des chiens de chasse etc… Il a une intensité propre. Prenons comme exemple : le patron-moteur de la poursuite. Il peut être de 2 min pour un chien comme de 10 heures pour un autre chien de même race. On ne peut pas le faire disparaître mais l’atténuer en le redirigeant sur une autre activité. Les patrons-moteurs existent dès la naissance, d’autres au cours de la croissance. Celui de l’agression, de la défense apparaît à l’âge de la puberté. Chaque comportement est quantifiable (parents, enfants se ressemblent mais sont aussi différents). Il est donc difficile de déterminer si le comportement appartient à la génétique ou à l’environnement, l’éducation. En résumé, un patron-moteur ne peut être généralisé à une propre race. Il varie d’un individu à l’autre (Exemple : la morsure dans le but de tuer propre au rottweiler ne peut pas être généralisée à tous les rottweiler. Ce patron-moteur est propre à chaque individu de cette race. Ce sont des statistiques qui démontrent que la généralité de cette race à ce patron-moteur). Pour éviter cela, il suffit de reproduire des rottweiler n’ayant pas ou peu ce patron-moteur pour que la descendance ne l’exprime pas ou peu.

Pour terminer, une équipe scientifique a réussi à identifier certains gènes associés à des traits spécifiques comme, par exemple, l’agressivité et la possessivité. Ainsi, pas moins de 131 régions dans le génome canin ont été associées à 14 traits comportementaux variant d’une race à l’autre. Des régions qui seraient associées, selon les chercheurs, à environ 15% du comportement d’une race de chien. La capacité d’entraînement, la capacité de chasser et la tendance à l’agressivité seraient les traits les plus héritables. Néanmoins, des facteurs environnementaux jouent également un rôle majeur dans la détermination de la personnalité des chiens. Certaines recherches montrent que la meilleure façon d’établir l’agressivité d’un chien est d’observer sa relation avec son propriétaire.

Résumé de l’ontogénèse comportementale :

Résumé ontogénèse

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